Vigneron réputé de la région de Nuits-Saint-Georges, Thibault Liger-Belair a décidé d’acheter quelques hectares de terre dans le Beaujolais, de très vieilles vignes de l’appellation Moulin-à-Vent. C’est un peu un retour aux sources pour ce vigneron, lui qui a fait une partie de ses études dans cette région.

« La qualité des vins se décide prioritairement dans le vignoble par une culture attentive : nous devons rester humbles devant la magie de nos sols. Notre rôle est donc bien celui de l’écoute et de l’observation, notre responsabilité est de mieux répondre aux besoins de la vigne et ainsi de l’aider à réaliser tout son potentiel naturel » – Thibault Liger-Belair

Nez puissant et profond sur le fruit noir, ce Moulin-à-Vent dégage des arômes de cerise surette. La bouche est dense et structurée, mais il y a une étonnante fraîcheur qui s’y dégage, à l’instar d’une bouchée de sorbet par une chaude soirée d’été. La longueur en bouche de ce vin est remarquable et c’est ce qui, à mon sens, le distingue des gamays de soif.

Définitivement, ce vin nous rappelle les pinots noirs de la Bourgogne tout en ayant une personnalité propre à son terroir régional. Ce vin est bâti pour le long terme de par sa structure et son acidité imposante. Le lendemain, l’acidité avait diminué et le vin était plus rond et plus soyeux en bouche. Je vais attendre un an ou deux avant d’ouvrir une autre bouteille.

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