Dans le monde du vin, il ne faut pas toujours se fier aux apparences puisqu’elles peuvent être trompeuses. L’étiquette sur une bouteille ne peut pas nous indiquer la qualité d’un vin, car la vérité se trouve dans le verre.

Les vins de la Corse ne sont pas très connus et si, en temps normal, le processus d’approbation de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) est très lent, il l’est encore davantage pour un vin issu d’un cépage autochtone. Il a fallu qu’Yves Canarelli ait de l’audace et de la confiance en la qualité de son produit pour le vendre sous l’appellation « Vin de France » à un prix somme toute élevé (46 $).

Venons-en à l’essentiel : les lettres BG sur l’étiquette désignent le biancu gentile, cépage autochtone de la Corse. Le vin présente une robe jaune clair et dévoile un nez très expressif sur des arômes d’agrumes, de fleurs blanches et de miel. On retrouve en bouche les arômes perçus au nez avec un petit « je ne sais quoi » d’enivrant et d’exaltant qui nous amène sur une finale un peu saline et « minérale » qui me rappelle les vins de la région de Chablis, mais avec un côté rond et aromatique en bouche qui indiquent le caractère sudiste du vin, sans toutefois présenter des notes boisées.

Que c’est délicieux, fin, expressif et d’une « buvabilité » inouïe! Ce vin est méditatif, il nous fait réfléchir et nous sort de notre zone de confort. Il est à son meilleur légèrement rafraîchi, mais il ne faut pas le servir trop froid, car cela nuirait à l’expression de ses arômes. Le vin se boit très bien seul, mais avec le tartare de saumon et de pétoncle préparé par mon amoureuse, l’accord était sublime!

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