« Cédric Chignard se situe dans la lignée de son père, Michel, qui lui a laissé les clefs du domaine en 2007. La famille possède des vignes de plus de 60 ans en moyenne, situées principalement dans le secteur des Moriers, à la limite de Moulin-à-vent. Les vins produits ici sont vraiment sans froufrou. Ils expriment, dans un profil très bourguignon et peu extrait, la qualité des vins du Beaujolais. » – Larvf.com

23 octobre 2016

Robe assez foncée, opaque et de teinte rubis. Le nez révèle de superbes arômes de cerises noires, de framboises, de poivre noir, de réglisse et on dénote aussi une touche de notes fumées et florales (violette, rose).

La bouche est dense, l’acidité est assez présente et les tanins sont serrés. Il y a une certaine astringence en fin de bouche (trait végétal), mais qui ne vient pas contrer le côté fruité de ce Fleurie. Les arômes de cerises poivrées, légèrement fumées, se prolongent assez longuement en bouche pour nous laisser sur une finale empreinte de petits fruits rouges entremêlés par une acidité qui fait saliver.

De profil bourguignon, ce vin devrait très bien vieillir. Mes deux autres bouteilles reposeront pendant deux autres années.

19 mars 2016

Délicieux et digeste dans son état actuel, marqué par des notes de fruits rouges et de rose, ce Fleurie allie à merveille finesse et structure. Élaboré avec les plus vieilles vignes du domaine, le vin est concentré et possède une belle complexité aromatique.

Contrairement aux vins produits par les disciples de Jules Chauvet*, père du mouvement des vins naturels, je crois que ce vin possède davantage de caractéristiques qui lui permettront de vieillir pendant une bonne dizaine d’années.

C’est ma première expérience avec les vins de ce domaine et, contrairement à ce à quoi je m’attendais, le vin n’est pas très marqué par le bois et n’est pas difficile d’approche en jeunesse. D’ailleurs, je trouve que le fruit est plus présent et mieux défini que dans leur autre cuvée.

*N. B. : Je bois régulièrement des vins de Foillard, Lapierre, Descombes et Breton, mais je m’interroge encore sur leur capacité à se bonifier avec le temps. Ne perdront-ils pas leur beau fruit croquant? Rien de mieux que d’en faire l’expérience en conservant une ou deux bouteilles afin de confirmer ou d’infirmer mon appréhension.

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