« Guy Breton ne pratique donc ni chaptalisation (ajout de sucre) ni acidification, il n’utilise aucune enzyme œnologique, ni levures sélectionnées pour vinifier et il ajoute un minimum de soufre au moment de la mise en bouteille. » – Nadia Fournier : Lactualite.com

Millésime 2014 – dégusté le 11 février 2017

Robe foncée de teinte cerise. Nez assez expressif à l’ouverture sur des notes de cerise noire, de canneberge, de terre humide, d’épices et de fleurs sauvages.

En bouche, ce vin m’apparaît plutôt fermé, avec une acidité imposante, une structure assez ferme et marqué par une astringence en milieu de bouche. Avec un peu d’air, les arômes se dévoilent davantage sur une trame de fruits noirs, d’épices et avec un côté sauvage sur notes de forêt.

Ce vin me fait un peu penser à un pinot noir de la Bourgogne avec ses arômes de petits fruits surets et cette sensation minérale et saline en fin de bouche qui m’est difficile de décrire en mots. Certainement voué à un bel avenir, ce Morgon mérite de reposer quelque temps en cave, il n’en sera que meilleur d’ici deux ou trois ans!

Millésime 2013 – dégusté le 13 janvier 2017

guy-breton-morgon-2013

Robe opaque d’un rouge cerise, avec des nuances pourpres soutenues. Nez un peu réduit à l’ouverture − moins marqué qu’au moment de ma première dégustation de ce vin, en mars 2016 −, mais qui que dissipe à l’aération pour laisser la place à un beau fruit noir mûr, avec des notes d’épices, de fleurs et d’herbes (pivoine, menthol) qui me font un peu penser à une liqueur d’herbes.

En bouche, le fruit est gouleyant et croquant. Ce vin se laisse boire à grande lampée, mais je ne retrouve pas « le petit quelque chose de spécial », le côté soyeux que j’avais tant apprécié dans le 2012. Un effet du millésime? Je ne saurais le dire, mais ma dernière bouteille va reposer en paix au moins une autre année.

Mise à jour : le lendemain le vin était encore en pleine forme, avec une texture plus soyeuse en bouche. Cela confirme mon idée sur les Morgons de Guy Breton : des vins pouvant être conservés plusieurs années.

Millésime 2012 – dégusté le 26 novembre 2016

guy-breton-morgon-2012

Robe opaque d’un rubis très foncé. Nez réduit au départ, mais qui s’ouvre rapidement, avec un peu d’air, sur des arômes de fruits noirs (mûre, cerise, cassis), de petites fleurs (violette et pivoine) et de poivre noir. En bouche, le fruit est croquant, l’acidité est plus tempérée que dans mon souvenir et la finale est juteuse sur des notes de petits fruits des champs.

Il y a deux ans, lors de son arrivée sur les tablettes, je n’avais pas été totalement charmé par ce Morgon. J’avais lu que les vins de Guy Breton avaient un bon potentiel de garde et c’est effectivement le cas! Le côté animal s’est dissipé pour laisser toute la place à un beau fruit très gourmand.

Publicités