« [Valmur] occupe une position centrale sur le coteau des Grands Crus. Moins homogène que quelques-uns de ses confrères, il puise son identité dans la variété de ses expositions et dans la profondeur de ses sols. Sa forme évoque celle d’une vallée, d’où son nom « Valmur ». Voisin des clos, il s’en distingue pourtant par sa plus grande puissance et sa structure très carrée. » – Ropiteau.com

En 1233, il est déjà question d’un demi-arpent de vigne « in valle mur ». Orthographié « Vallemeur » en 1537, ce nom aurait deux origines possibles : la vallée aux meures, les meures désignant en vieux français les baies des ronces. Des meuriers (ronciers) se trouvaient peut-être autrefois à cet endroit. Autre hypothèse, ce nom pourrait venir des meurs (murs), construits pour délimiter une propriété, ou formés en haut des parcelles par des amas de cailloux extirpés des champs, appelés murgers ou meurgers (la vallée des meurgers). – Chablis.fr

Robe lumineuse de teinte dorée avec des reflets verdâtres. Nez plus ouvert que ce à quoi je me serais attendu pour un Grand cru aussi jeune! Des notes de zeste d’agrumes, de fruits séchés, d’amande, d’herbes (menthe, verveine) et une touche minérale (iodée) et légèrement boisée.

Après une heure d’aération, le bouquet développe des arômes floraux, de fruits blancs à noyaux, de crème pâtissière, de même que les arômes marins s’accentuent.

Il y a un bel équilibre entre l’acidité et le gras, le vin tapisse entièrement notre palais, la sensation de richesse persiste longuement en bouche et la finale est élégante, quoique quelque peu austère. À ce stade-ci, je préfère le Vaudésir du même producteur. Cela dit, je sais que Valmur demande plus de temps de vieillissement avant de s’épanouir complètement.

Ma seconde et dernière bouteille va patienter trois ou quatre autres années.

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