« C’est en 1830 que la famille GROS s’établit à Vosne-Romanée. Aujourd’hui, Michel GROS (Domaine Michel GROS), 6ème génération de cette dynastie de vignerons, poursuit et développe le travail entrepris par ses ancêtres, ainsi que le font sa sœur (Domaine AF Gros), son frère (Domaine Gros Frère et Sœur) et sa cousine (Domaine Anne Gros). » – Domaine-michel-gros.com

Trois parcelles entrent dans la composition de cette cuvée provenant des lieux- dits :

  • Aux Réas
  • Au-Dessus de la Rivière
  • La Colombière

Toutes ces parcelles sont situées à proximité du village, les deux dernières implantées sur des conglomérats de calcaires et d’argile de l’Oligocène, dits « conglomérats Saumon » du fait de leur couleur rose saumonée. « Les Réas », eux, reposent sur un calcaire dur à entroques du Bajocien. Ces marnes, mêlées à des blocs de calcaire, donnent des vins très tendres et très élégants.
– Source : Domaine-michel-gros.com

Robe brillante d’un rubis soutenu. Nez un peu fermé au départ, mais qui promet pour la suite. Avec peu d’aération, on découvre un bouquet enivrant de petits fruits rouges mûrs (canneberge, cerise), d’épices douces (cannelle, vanille), de fleurs séchées (roses) et un léger côté boisé, voire caramélisé, mais l’élevage ne semble pas trop marqué.

Quand on dit que le pinot noir est considéré comme un « cépage de nez », celui-ci en est un exemple probant : je passe plusieurs minutes à tourner mon verre pour humer les doux effluves de ce Vosne-Romanée; tout semble bien équilibré et je ne crois pas avoir ouvert cette cuvée trop tôt.

En bouche, on est d’abord frappé par la douceur, presque sensuelle, de ce nectar, puis la longueur en bouche prolonge notre plaisir et, finalement, la finale nous charme et nous transporte vers un moment de contemplation. Quel cépage mystérieux, difficile à cultiver, à vinifier et très capricieux aux changements de température, mais quand il tombe dans les mains d’un grand vigneron, il peut produire de petites merveilles.

L’austérité en finale, notée par Allen Meadows, en 2014, semble avoir disparu. Un vin de dentelle, d’une grande finesse et d’une superbe complexité aromatique. Quand un pinot noir est aussi délicieux, cela ne me dérange pas de débourser, à occasion, un montant assez élevé pour me procurer une fiole d’un Premier cru bourguignon.

Ce vin confirme aussi mon appréciation du millésime 2012 en Bourgogne rouge : je n’ai goûté aucun mauvais vin et la plupart se boive très bien en jeunesse.

Ah, la Bourgogne! Aucune région vinicole ne me procure ce petit frisson de bonheur!

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